!!! Ils sont arrivés !!!
Ils sont heureux et en pleine forme!
vendredi 11 juin 2010
mardi 8 juin 2010
En direction de Madrid, Espagne
Nous sommes présentement en Mercedes, direction Madrid, 8h de route, nous arriverons vers 16h. Nous sommes partis de Santiago à 7h ce matin.
La dernière fois que l’on vous a écrit, il s’est passé de bien belles choses. De Azoura à O’Pino nous avons parcouru plus de 23km mais sans nos muchitas, il nous est beaucoup plus facile de se déplacer. Ici, nous traversons de tous petits villages de fermiers. Le paysage est différent des autres régions, grandes forêts d’eucalyptus et de plantations de pins, que de la verdure et des fleurs partout, surtout des roses de toutes les couleurs qui grimpent au murs de pierres et aux arbres. Comme nous approchons de la mer, il y a surtout du poisson sur tous les menus, délicieux, frit dans l’huile d’olive et bien assaisonné. Nous devons nous arrêter souvent car l’humidité, la chaleur et la fatigue accumulée nous rend un peu plus paresseux. Nous avons marché au moins 600km et nous sommes tout près du but.
De O’Pino à Santiago, il nous reste moins de 20km que nous parcourrons demain le 5 juin. Arrivée à Santiago vers midi, nous avons été à la Cathédrale et ensuite nous nous sommes procuré une carte de la ville pour trouver la pension que nous avions réservée la veille.
J’arrête ici, pour vous parler des paysages que nous voyons « maintenant » et que nous avons marché il y a quelques jours. Montagnes couvertes d’arbustes et de fleurs, parsemées de petites routes ou de sentiers, vallées très profondes. Nous traversons présentement un très long tunnel pour couper court à la montagne. Nous laissons maintenant l’autoroute pour aller à Ponferrera où nous avons déjà passé à pied. Beaux souvenirs…
La chambre que nous avons réservée est un peu décevante mais on en a vu d autres.
De retour à la Cathédrale, nous avons visité l’extérieur, un monde de fous, les touristes et des pèlerins joyeux et contents d’être arrivés beaucoup d’excitations et d’animations.
Il est écrit dans l’évangile que Jésus avait chassé les vendeurs du temple mais je vous dirais qu’ils sont restés sur le perron. Débile! Une foire, c’est samedi soir et tous le monde est là : Clowns, statuts vivantes et autres, j’aurai des photos à vous montrer. Nous partons tôt pour l’auberge parce que nous sommes exténués, bon souper, bon vin et vite le dodo.
Dimanche le 6 Juin, levée tôt, nous voulons être les premiers à recevoir notre Compostella, une attestation que nous avons parcouru au moins les 100 derniers km à pied. A mon avis, injuste pour ceux qui comme nous en ont fait 600km et même plus de 1000km. À cause de l’année Sainte nous avons reçu une indulgence plénière donc nous sommes pardonnés de tous les péchés commis jusqu’à ce jour, maintenant il nous reste qu’à en faire d’autres mais on est plus capable. Nous étions très contents de recevoir ce certificat et certaines personnes nous ont pris en photo montrant par des gestes, la joie et l’émotion que nous avons ressentis.
Après nous sommes entrés à la Cathédrale pour la messe de 10h. Une cérémonie simple et remplie d’émotion. Ensuite, la bénédiction des Pèlerins avec l’encensoir énorme appelé Botafumeiro, qui est balancé par 8 hommes qu’on appelle les tirabolieros, très impressionnant!!
À l’extérieur une queue de 200m nous attendait pour visiter la crypte ou repose selon la légende, les restes de Saint-Jacques et de ses compagnons. Un édifice d’une grandeur imposante et presque inimaginable, des décors, statuts fresques et j’en passe…
Lorsque la foule fut dispersée, nous sommes entrés dans la crypte, il est recommandé de faire un abrozoa à l’apôtre St-Jacques qui orne l’autel principal.
Après lui avoir fait un câlin très respectueux, je lui ai donné quelque tapes amicales dans le dos en lui disant: lâche pas mon homme t’es capable!
Les décorations et les sculptures sont à couper le souffle, l’or qui les recouvre pourrait nourrir longtemps les 24% de chômeurs de l’Espagne actuel. Nous nous sommes ensuite promenés dans la foule en tentant de prendre des photos de la foire aux souvenirs et des personnages un peu loufoques qui l’animent. Nous avons pris un « thu-thu » pour visiter les autres monuments et institutions de Santiago.
Le lendemain nous avons pris le bus pour la visite de Fisterra (fin de la terre), un peu décevant 3h de bus et à l’arrivée il pleuvait, nous étions près de la mer. Nous en avons profité pour prendre un bon repas, soupe aux fruits de mer et comme secundo plato un délicieux poisson arrosé d’une bonne bouteille de vin. Une petite marche pour nous délier les jambes et visiter les environs et de retour au bus pour un autre 3h de route avec notre Mercedes de 60 places.
C’est ça le camino.
Conclusion!!!
SAINT-JACQUES si tu as pu réussir grâce à cette histoire vécue ou cette légende, selon les croyances, à faire marcher, s’entraider et s’amuser des hommes et des femmes de différentes croyances et de toutes les parties du monde et de leur faire vivre les mêmes rêves et les mêmes émotions. Bravo Saint-Jacques tu as fait LA JOB!!!!!!
À Leo, Mon grand AMOUR, mon compagnon de route : Merci pour ta patience, ta compréhension et ton support, tu m’as permis de vivre de belles expériences.
À mes enfants et petits enfants : sachez aller jusqu’au bout de vos rêves
À vous tous mes amis qui avez des projets de vies grands ou petits : ne laisser jamais éteindre la flamme, alimentez la jusqu’à sa réalisation.
Merci à Sophie et Hugues pour le Blog et pour transcrir et corriger les textes et d’avoir permis par ces courts messages de suivre cette merveilleuse aventure qui a été notre CHEMIN DE COMPOSTELLE
ADIOS
La dernière fois que l’on vous a écrit, il s’est passé de bien belles choses. De Azoura à O’Pino nous avons parcouru plus de 23km mais sans nos muchitas, il nous est beaucoup plus facile de se déplacer. Ici, nous traversons de tous petits villages de fermiers. Le paysage est différent des autres régions, grandes forêts d’eucalyptus et de plantations de pins, que de la verdure et des fleurs partout, surtout des roses de toutes les couleurs qui grimpent au murs de pierres et aux arbres. Comme nous approchons de la mer, il y a surtout du poisson sur tous les menus, délicieux, frit dans l’huile d’olive et bien assaisonné. Nous devons nous arrêter souvent car l’humidité, la chaleur et la fatigue accumulée nous rend un peu plus paresseux. Nous avons marché au moins 600km et nous sommes tout près du but.
De O’Pino à Santiago, il nous reste moins de 20km que nous parcourrons demain le 5 juin. Arrivée à Santiago vers midi, nous avons été à la Cathédrale et ensuite nous nous sommes procuré une carte de la ville pour trouver la pension que nous avions réservée la veille.
J’arrête ici, pour vous parler des paysages que nous voyons « maintenant » et que nous avons marché il y a quelques jours. Montagnes couvertes d’arbustes et de fleurs, parsemées de petites routes ou de sentiers, vallées très profondes. Nous traversons présentement un très long tunnel pour couper court à la montagne. Nous laissons maintenant l’autoroute pour aller à Ponferrera où nous avons déjà passé à pied. Beaux souvenirs…
La chambre que nous avons réservée est un peu décevante mais on en a vu d autres.
De retour à la Cathédrale, nous avons visité l’extérieur, un monde de fous, les touristes et des pèlerins joyeux et contents d’être arrivés beaucoup d’excitations et d’animations.
Il est écrit dans l’évangile que Jésus avait chassé les vendeurs du temple mais je vous dirais qu’ils sont restés sur le perron. Débile! Une foire, c’est samedi soir et tous le monde est là : Clowns, statuts vivantes et autres, j’aurai des photos à vous montrer. Nous partons tôt pour l’auberge parce que nous sommes exténués, bon souper, bon vin et vite le dodo.
Dimanche le 6 Juin, levée tôt, nous voulons être les premiers à recevoir notre Compostella, une attestation que nous avons parcouru au moins les 100 derniers km à pied. A mon avis, injuste pour ceux qui comme nous en ont fait 600km et même plus de 1000km. À cause de l’année Sainte nous avons reçu une indulgence plénière donc nous sommes pardonnés de tous les péchés commis jusqu’à ce jour, maintenant il nous reste qu’à en faire d’autres mais on est plus capable. Nous étions très contents de recevoir ce certificat et certaines personnes nous ont pris en photo montrant par des gestes, la joie et l’émotion que nous avons ressentis.
Après nous sommes entrés à la Cathédrale pour la messe de 10h. Une cérémonie simple et remplie d’émotion. Ensuite, la bénédiction des Pèlerins avec l’encensoir énorme appelé Botafumeiro, qui est balancé par 8 hommes qu’on appelle les tirabolieros, très impressionnant!!
À l’extérieur une queue de 200m nous attendait pour visiter la crypte ou repose selon la légende, les restes de Saint-Jacques et de ses compagnons. Un édifice d’une grandeur imposante et presque inimaginable, des décors, statuts fresques et j’en passe…
Lorsque la foule fut dispersée, nous sommes entrés dans la crypte, il est recommandé de faire un abrozoa à l’apôtre St-Jacques qui orne l’autel principal.
Après lui avoir fait un câlin très respectueux, je lui ai donné quelque tapes amicales dans le dos en lui disant: lâche pas mon homme t’es capable!
Les décorations et les sculptures sont à couper le souffle, l’or qui les recouvre pourrait nourrir longtemps les 24% de chômeurs de l’Espagne actuel. Nous nous sommes ensuite promenés dans la foule en tentant de prendre des photos de la foire aux souvenirs et des personnages un peu loufoques qui l’animent. Nous avons pris un « thu-thu » pour visiter les autres monuments et institutions de Santiago.
Le lendemain nous avons pris le bus pour la visite de Fisterra (fin de la terre), un peu décevant 3h de bus et à l’arrivée il pleuvait, nous étions près de la mer. Nous en avons profité pour prendre un bon repas, soupe aux fruits de mer et comme secundo plato un délicieux poisson arrosé d’une bonne bouteille de vin. Une petite marche pour nous délier les jambes et visiter les environs et de retour au bus pour un autre 3h de route avec notre Mercedes de 60 places.
C’est ça le camino.
Conclusion!!!
SAINT-JACQUES si tu as pu réussir grâce à cette histoire vécue ou cette légende, selon les croyances, à faire marcher, s’entraider et s’amuser des hommes et des femmes de différentes croyances et de toutes les parties du monde et de leur faire vivre les mêmes rêves et les mêmes émotions. Bravo Saint-Jacques tu as fait LA JOB!!!!!!
À Leo, Mon grand AMOUR, mon compagnon de route : Merci pour ta patience, ta compréhension et ton support, tu m’as permis de vivre de belles expériences.
À mes enfants et petits enfants : sachez aller jusqu’au bout de vos rêves
À vous tous mes amis qui avez des projets de vies grands ou petits : ne laisser jamais éteindre la flamme, alimentez la jusqu’à sa réalisation.
Merci à Sophie et Hugues pour le Blog et pour transcrir et corriger les textes et d’avoir permis par ces courts messages de suivre cette merveilleuse aventure qui a été notre CHEMIN DE COMPOSTELLE
ADIOS
jeudi 3 juin 2010
Km 39, Arzua, Espagne
De Portomarin , nous nous sommes rendus à Palas del Rio. À Portomarin, l’église datant du 12e siècle a été démonté pierre par pierre et reconstruite dans la nouvelle ville, l’ancien village a été noyé par la construction d’un barrage en 1962. À cause de l’influence de touristes Allemand, Espagnol, Italien et autres qui arrivent par bus pour faire les 100 derniers km pour obtenir leur certificat, il est très difficiles d’avoir une place dans une alberque. Puisque toutes les couchettes sont déjà réservées par les touristes, nous avons décidé de faire 10km à pied et après nous avons pris un taxi pour arriver plus vite à l’alberque. Nous avons attendu plus d’une heure à la queue leu leu. Il y avait 62 lits de disponibles et nous étions les 62e et 63e pèlerins, donc nous avons cédé la place à un pèlerin Français que nous avions rencontré auparavant. Il avait marché 35km au pas rapide pour arriver avant l’ouverture de l’alberque. Il était heureux et n’arrêtait de nous remercier. En plus, avec l’aide d’un espagnol qui parlait un peu l’anglais, l’hospitalieros nous a dit que des places était disponibles dans un autre alberque à un km mais que nous devrions prendre un taxi pour y arriver plus rapidement mais pas de taxi. Alors, nous avons trouvé un hôtel!
De Portomarin à Melide, super belle journée, marche facile, chaud mais nuageux, 15km.
Nous avons atteint le Km 51 et nous avons décidé, étant donné l’accumulation de fatigue de faire transporter nos mochilas par taxi à Arzua notre prochaine destination.
Depuis que nous sommes en Galice, nous sommes un peu désappointés du trajet, paysage un peu monotone, villages non-identifiés presqu’en ruines mais les fermes sont plus grandes et plus maraichères, grands jardins et cultures de maïs, ici c’est le temps des foin!
Les chênes sont aussi présents dans les forêts que les érables au Québec. Nous commençons à traverser d’immenses forêts d’eucalyptus. Ce soir, nous couchons à Arzua. Le temps que je me repose, Léo prépare le test pour vous le faire parvenir.
Aujourd’hui, marche intéressante de 16km et très chaud, demain 20km nous attendent.
Nous sommes Km 39 avant Santiago...
ULTREIA. ULTREIA !!!
E sus eia Deus, adjuva nos !
Tous les matins nous prenons le chemin
Tous les matins nous allons plus loin
Jour après jour la route nous appelle
C’est la voix de Compostelle.
Chemin de terre et chemin de foi
Voie millénaire de l’Europe
La voie lactée de Charlemagne
C’est le chemin de tous les jacquets.
Et tout là-bas au bout de continent
Messire Jacques nous attend
Depuis toujours son sourire fixe
Le soleil qui meurt au Finistère.
De Portomarin à Melide, super belle journée, marche facile, chaud mais nuageux, 15km.
Nous avons atteint le Km 51 et nous avons décidé, étant donné l’accumulation de fatigue de faire transporter nos mochilas par taxi à Arzua notre prochaine destination.
Depuis que nous sommes en Galice, nous sommes un peu désappointés du trajet, paysage un peu monotone, villages non-identifiés presqu’en ruines mais les fermes sont plus grandes et plus maraichères, grands jardins et cultures de maïs, ici c’est le temps des foin!
Les chênes sont aussi présents dans les forêts que les érables au Québec. Nous commençons à traverser d’immenses forêts d’eucalyptus. Ce soir, nous couchons à Arzua. Le temps que je me repose, Léo prépare le test pour vous le faire parvenir.
Aujourd’hui, marche intéressante de 16km et très chaud, demain 20km nous attendent.
Nous sommes Km 39 avant Santiago...
ULTREIA. ULTREIA !!!
E sus eia Deus, adjuva nos !
Tous les matins nous prenons le chemin
Tous les matins nous allons plus loin
Jour après jour la route nous appelle
C’est la voix de Compostelle.
Chemin de terre et chemin de foi
Voie millénaire de l’Europe
La voie lactée de Charlemagne
C’est le chemin de tous les jacquets.
Et tout là-bas au bout de continent
Messire Jacques nous attend
Depuis toujours son sourire fixe
Le soleil qui meurt au Finistère.
lundi 31 mai 2010
Nouvelles spéciales!
Nous sommes maintenant rendus à Santiago, malheureusement quand nous sommes partis de Sarria nous sommes arrêtés pour dîner dans un bar et nous nous sommes faits voler les deux sacs à dos que nous avions laissé à la porte. Imprudence! Donc, plus de linges ni d’argent ni de papiers etc. Nous avons vécu des moments d’angoisses terribles, après les démêlés avec la police locale qui ne voulait rien comprendre, nous prenant pour des voleurs. Nous avons finalement pu nous identifier avec les photocopies de nos documents.
Une gentille dame, nous a offert de nous reconduire à Santiago gratuitement, elle parlait un peu le français mais rendu ici elle nous obligea avec l’aide de petits copains à lui remettre le peu d’euros que nous avions dans nos poches. Nous nous sommes rendus au bureau des amis des Pèlerins qui eux nous ont mis en contact avec l’ambassade Canadien à Madrid et eux nous ont trouvé une interprète qui parlait bien français mais autre mauvaise nouvelle le matin l’interprète est venue nous dire que le Canada ne paierait pas le billet de retour parce que nos assurances n’était plus valide…
C’est à ce moment que je me suis réveillé et que j’ai constaté que les sacs étaient à la tête du lit. Oui, c’était tout simplement un cauchemar... Je vous ai bien eu! Tout va bien maintenant!
De Sarria à Ferrieros un trajet assez pénible, température agréable. 0n a grimpé pendant 8 km et plus de place à l’auberge, possibilité de coucher par terre sur un petit matelas ou autre possibilité une chambre dans un Touristimo Rurale, la même formule que nos B & B. Un château en Espagne, un lit a baldaquin et une grande fenêtre avec vue sur la montagne. Depuis deux jours, nous dormions dans la même chambre qu’un Allemand et sa collègue Polonaise qui travaillent dans une usine d’avion Airbus. Nous avons fait transporter nos sacs pour faciliter la marche. Ce matin de nouveau nous voilà parti comme de vrai pèlerin...
Compostelle, par Anne Sylvestre ...Cette chanson me touche beaucoup et j aimerais la partager avec vous!!!
Qu’est-ce qui te pousse
Quelle est la secousse
Qui décide pour toi ce chemin
La source vive
Celle qui te motive
A-t-elle jailli d un seul coup sous ta main
Pour que ta quête
Un jour te projette
Tout seul sac au dos en humble pèlerin
Pour que ton rêve
Aujourd’hui soulève
Autant de poussières en mon pauvre jardin.
La route est longue jusqu’à Compostelle
Pour qu’on s’y atèle
Faut avoir du cœur
Le temps n’est plus de faire mes bagages
Le pèlerinage
Me fait toujours peur...
Au prochain refrain!
Une gentille dame, nous a offert de nous reconduire à Santiago gratuitement, elle parlait un peu le français mais rendu ici elle nous obligea avec l’aide de petits copains à lui remettre le peu d’euros que nous avions dans nos poches. Nous nous sommes rendus au bureau des amis des Pèlerins qui eux nous ont mis en contact avec l’ambassade Canadien à Madrid et eux nous ont trouvé une interprète qui parlait bien français mais autre mauvaise nouvelle le matin l’interprète est venue nous dire que le Canada ne paierait pas le billet de retour parce que nos assurances n’était plus valide…
C’est à ce moment que je me suis réveillé et que j’ai constaté que les sacs étaient à la tête du lit. Oui, c’était tout simplement un cauchemar... Je vous ai bien eu! Tout va bien maintenant!
De Sarria à Ferrieros un trajet assez pénible, température agréable. 0n a grimpé pendant 8 km et plus de place à l’auberge, possibilité de coucher par terre sur un petit matelas ou autre possibilité une chambre dans un Touristimo Rurale, la même formule que nos B & B. Un château en Espagne, un lit a baldaquin et une grande fenêtre avec vue sur la montagne. Depuis deux jours, nous dormions dans la même chambre qu’un Allemand et sa collègue Polonaise qui travaillent dans une usine d’avion Airbus. Nous avons fait transporter nos sacs pour faciliter la marche. Ce matin de nouveau nous voilà parti comme de vrai pèlerin...
Compostelle, par Anne Sylvestre ...Cette chanson me touche beaucoup et j aimerais la partager avec vous!!!
Qu’est-ce qui te pousse
Quelle est la secousse
Qui décide pour toi ce chemin
La source vive
Celle qui te motive
A-t-elle jailli d un seul coup sous ta main
Pour que ta quête
Un jour te projette
Tout seul sac au dos en humble pèlerin
Pour que ton rêve
Aujourd’hui soulève
Autant de poussières en mon pauvre jardin.
La route est longue jusqu’à Compostelle
Pour qu’on s’y atèle
Faut avoir du cœur
Le temps n’est plus de faire mes bagages
Le pèlerinage
Me fait toujours peur...
Au prochain refrain!
samedi 29 mai 2010
De Cacabelos à Sarria
Nous avons fait pas mal de chemin depuis notre dernière intervention.
Nous sommes ce soir à Sarria, 80 kms environ. Un trajet en dent de scie mais une ascension Rock & Roll, de 700m en 8km. Montagnes et coteaux à en couper le souffle. J’aurai des photos, j’espère que vous pourrez en profiter, comme nous. Nous traversions de nombreux petits villages. Ici les fermiers, conduisent leur troupeaux au pâturage donc nous devons les laisser passer. Des petits troupeaux de 15 à 30 bêtes marchent lentement vers le pâturage dirigé par le vacher et ses 3 chiens. Si une bête décide de quitter le troupeau le vacher donne un ordre à son chien, qui lui, s’occupe de remettre à l’ordre la bête 20 fois plus grosse que lui. Mais, il y a un mais, les animaux ne demandent pas, Los servicios, por favor, ils font cela là où est notre chemin. Alors, comme notre ami Jean-Claude dirait : « Maicafadaibokaka ! ». Oui J-C et Daigrokaka!...
Alors nous devons faire du slalom dans la calle Mayor pour éviter ...le pire!
Ici le paysage a changé, que de grands pâturages, des jardins et de petits villages de fermiers. Les rues sont désertes, pas d’enfants, ni de jeunes hommes ou de femmes. La vie s’est arretée, quelques personnes âgées nous sourient lorsque nous les saluons.
Nous avons aussi laissé derrière nous, les toits de tuiles rouges, typique à l’Europe et nous sommes dans une région riche en ardoise, un vrai travail d’artiste.
Aujourd’hui de Triacastella à Sarria nous avons parcourru 21km, possibilité de deux trajets, nous avons choisi le plus court, je crois, le plus dull...
Sentier près d’une nouvelle route sans vraiment beaucoup d’intérêt.
Nous entrons dans la phase finale de notre voyage, les auberges sont bondées et nous devons arriver tôt pour ne pas avoir à payer un hôtel.
Pour vous aider à faire votre choix sur notre date d’arrivée à Santiago je vous dirais que se sera avant le 11 juin...
Salut tout le monde
Gros bisous xxxxx à tous
À bientôt
Nous sommes ce soir à Sarria, 80 kms environ. Un trajet en dent de scie mais une ascension Rock & Roll, de 700m en 8km. Montagnes et coteaux à en couper le souffle. J’aurai des photos, j’espère que vous pourrez en profiter, comme nous. Nous traversions de nombreux petits villages. Ici les fermiers, conduisent leur troupeaux au pâturage donc nous devons les laisser passer. Des petits troupeaux de 15 à 30 bêtes marchent lentement vers le pâturage dirigé par le vacher et ses 3 chiens. Si une bête décide de quitter le troupeau le vacher donne un ordre à son chien, qui lui, s’occupe de remettre à l’ordre la bête 20 fois plus grosse que lui. Mais, il y a un mais, les animaux ne demandent pas, Los servicios, por favor, ils font cela là où est notre chemin. Alors, comme notre ami Jean-Claude dirait : « Maicafadaibokaka ! ». Oui J-C et Daigrokaka!...
Alors nous devons faire du slalom dans la calle Mayor pour éviter ...le pire!
Ici le paysage a changé, que de grands pâturages, des jardins et de petits villages de fermiers. Les rues sont désertes, pas d’enfants, ni de jeunes hommes ou de femmes. La vie s’est arretée, quelques personnes âgées nous sourient lorsque nous les saluons.
Nous avons aussi laissé derrière nous, les toits de tuiles rouges, typique à l’Europe et nous sommes dans une région riche en ardoise, un vrai travail d’artiste.
Aujourd’hui de Triacastella à Sarria nous avons parcourru 21km, possibilité de deux trajets, nous avons choisi le plus court, je crois, le plus dull...
Sentier près d’une nouvelle route sans vraiment beaucoup d’intérêt.
Nous entrons dans la phase finale de notre voyage, les auberges sont bondées et nous devons arriver tôt pour ne pas avoir à payer un hôtel.
Pour vous aider à faire votre choix sur notre date d’arrivée à Santiago je vous dirais que se sera avant le 11 juin...
Salut tout le monde
Gros bisous xxxxx à tous
À bientôt
mardi 25 mai 2010
Cacabelos, Espagne
De Astorga à Cacabelos,
Journée longue et pénible, soleil brûlant et marche ascendante de 21 km en pente douce, rien à signaler. Sinon, que des villages en ruines qui survivent grâce au tourisme du Camino.
Beaucoup de vélos qui nous dépassent et qui nous avertissent qu’à la dernière minute.
Demain, nous devrions atteindre le sommet de 1500m. Là, nous allons déposer notre petit caillou apporté de chez nous. La tradition est de déposer une pierre au pied de la croix de fer afin démontrer l'inutilité de transporter dans son sac des choses auxquelles nous accordons trop importance.
Nous nous dirigeons toujours vers l’ouest, donc le matin l’ombrage d’un beau bonhomme
2 fois ma grandeur se promène dans mes pas mais à mesure que se déroule les kilomètres et que les heures passent, le beau grand bonhomme devant moi rapetisse et disparaît presque à mes pieds. Conclusion savante et philosophique de Léo: Si tu marches sur ton chapeau!!! Arrête, il fait trop chaud!!!
Roger mon frère se rappellera l’ascension du Sinaï en Israël, la ou les chèvres grimpaient aux oliviers pour chercher un peu de fraîcheur et nous pauvres petits bouricos nous peinons à grimper avec notre lourde charge.
Dimanche, en route pour El Acebo. Nous arrêtons à Marjarin, une auberge très spéciale dirigé par un passionné du Camino, Thomas Martinez de la Paz, un homme d'affaire retraité qui offre refuge et bons soins gratuitement mais attention pas de toilette, ni de douche, pas d’eau chaude mais beaucoup d’amour et de soutien.
Arrivée à El Acebo, pas de place au refuge, nous louons une habitation double avec demi-pension. Beau dodo. Nous partons reposé pour Ponferrada, descente aux enfers, 1000m
de dénivellation dans un sentier pleins de cailloux. Arrivée à l’auberge nous sommes pognés
à coucher avec un Abuelo, sa fille et son petit fils de 3 ans, l’enfer!! C’est ça le Camino…
Nous entrons dans la 2e région vinicole de l’Espagne, le Bierzo, les bodegas sont nombreuses mais nous ne sommes pas dans la bonne saison, l’appellation de la région est Mencia.
Samedi dernier, nous étions couchés avec 4 cyclistes espagnols et en partant l’un deux est venu me dire : Bonjour MOM. Très touchant!
Il nous reste 225km pour rentrer à Santiago et 15 jours de marche, une moyenne de moins de 20km.
Hier, couché à l’Alberque de Ponferrada, levé à 6 heures, déjeuné, le café ne fonctionne pas, un pèlerin nous offre le reste de son jus d’orange. Gracias, c’est ça le Camino!
Départ, 7h15 le temps incertain, frais, nuageux, un peu de pluie. Bonne route.
Encore une fois, pas de place au refuge, les vieux ne sont pas assez vite. Nous ne sommes pas les seuls, je pense plutôt que les refuges ne sont pas assez grands.
Nous couchons dans un très joli Hostal avec balcon, genre Roméo et Juliette.
Nous sommes rendus à Cacabelos, demain destination Trabadelo. Nous sommes à Galice,
c’est la 4e région de l’Espagne que nous traversons, d’abord la Navare, celle de Burgos, la Tierra, de Léon et finalement la Galice. Réputation de bons vins, bonnes conditions climatiques, qualité des sols, l’altitude des coteaux entre 500m et 700m, font tout le caractère des vins du Bierzo. Nous croisons aussi de jolis jardins de fruits et de légumes. Nous avons volé pour la 1ère fois des cerises dans les arbres.
Perdone, pas volé seulement changé de place…
Tout est devant nous, le chemin ne fini pas, plus on avance, plus la route s’ouvre à nos yeux. Et là bas au bout du continent l’Apôtre Jacques nous attend.
Bisous à tout le monde xxxxxx
ON VOUS AIME.
Journée longue et pénible, soleil brûlant et marche ascendante de 21 km en pente douce, rien à signaler. Sinon, que des villages en ruines qui survivent grâce au tourisme du Camino.
Beaucoup de vélos qui nous dépassent et qui nous avertissent qu’à la dernière minute.
Demain, nous devrions atteindre le sommet de 1500m. Là, nous allons déposer notre petit caillou apporté de chez nous. La tradition est de déposer une pierre au pied de la croix de fer afin démontrer l'inutilité de transporter dans son sac des choses auxquelles nous accordons trop importance.
Nous nous dirigeons toujours vers l’ouest, donc le matin l’ombrage d’un beau bonhomme
2 fois ma grandeur se promène dans mes pas mais à mesure que se déroule les kilomètres et que les heures passent, le beau grand bonhomme devant moi rapetisse et disparaît presque à mes pieds. Conclusion savante et philosophique de Léo: Si tu marches sur ton chapeau!!! Arrête, il fait trop chaud!!!
Roger mon frère se rappellera l’ascension du Sinaï en Israël, la ou les chèvres grimpaient aux oliviers pour chercher un peu de fraîcheur et nous pauvres petits bouricos nous peinons à grimper avec notre lourde charge.
Dimanche, en route pour El Acebo. Nous arrêtons à Marjarin, une auberge très spéciale dirigé par un passionné du Camino, Thomas Martinez de la Paz, un homme d'affaire retraité qui offre refuge et bons soins gratuitement mais attention pas de toilette, ni de douche, pas d’eau chaude mais beaucoup d’amour et de soutien.
Arrivée à El Acebo, pas de place au refuge, nous louons une habitation double avec demi-pension. Beau dodo. Nous partons reposé pour Ponferrada, descente aux enfers, 1000m
de dénivellation dans un sentier pleins de cailloux. Arrivée à l’auberge nous sommes pognés
à coucher avec un Abuelo, sa fille et son petit fils de 3 ans, l’enfer!! C’est ça le Camino…
Nous entrons dans la 2e région vinicole de l’Espagne, le Bierzo, les bodegas sont nombreuses mais nous ne sommes pas dans la bonne saison, l’appellation de la région est Mencia.
Samedi dernier, nous étions couchés avec 4 cyclistes espagnols et en partant l’un deux est venu me dire : Bonjour MOM. Très touchant!
Il nous reste 225km pour rentrer à Santiago et 15 jours de marche, une moyenne de moins de 20km.
Hier, couché à l’Alberque de Ponferrada, levé à 6 heures, déjeuné, le café ne fonctionne pas, un pèlerin nous offre le reste de son jus d’orange. Gracias, c’est ça le Camino!
Départ, 7h15 le temps incertain, frais, nuageux, un peu de pluie. Bonne route.
Encore une fois, pas de place au refuge, les vieux ne sont pas assez vite. Nous ne sommes pas les seuls, je pense plutôt que les refuges ne sont pas assez grands.
Nous couchons dans un très joli Hostal avec balcon, genre Roméo et Juliette.
Nous sommes rendus à Cacabelos, demain destination Trabadelo. Nous sommes à Galice,
c’est la 4e région de l’Espagne que nous traversons, d’abord la Navare, celle de Burgos, la Tierra, de Léon et finalement la Galice. Réputation de bons vins, bonnes conditions climatiques, qualité des sols, l’altitude des coteaux entre 500m et 700m, font tout le caractère des vins du Bierzo. Nous croisons aussi de jolis jardins de fruits et de légumes. Nous avons volé pour la 1ère fois des cerises dans les arbres.
Perdone, pas volé seulement changé de place…
Tout est devant nous, le chemin ne fini pas, plus on avance, plus la route s’ouvre à nos yeux. Et là bas au bout du continent l’Apôtre Jacques nous attend.
Bisous à tout le monde xxxxxx
ON VOUS AIME.
vendredi 21 mai 2010
De Burgos à Astorga, Espagne
En partant de Burgos nous avons parcouru 200km jusqu’à Léon dans un autobus tout confort et A/C.
Arrivée vers 3h30, je me suis reposée parce que la veille la nuit n’a pas été de tous repos. Une courte visite de la ville, souper au resto, bénédiction des pèlerins à la chapelle des Bénédictines et puis dodo.
Le matin, déjeuner à l’alberque et marche de 22 km pour se rendre à Villadangos del Paramo. Journée pénible, mes yeux coulent à cause des allergies, Léo est tombé sur le trottoir blessure à une main, sans importance, chaleur de 30°C sans ombre, demain 15km au moins.
Nous voyons maintenant les monts de Léon que nous traverserons bientôt.
En attendant l’autobus, nous avons causé avec une Française qui avait déjà fait le camino à plusieurs reprises avec son époux. Ils opèrent une organisation bénévole qui s’occupe de faire profiter les handicapés du chemin du Compostelle, avec l’aide de bénévoles ils transportent les handicapés sur des brancards pourvus d’une roue au centre, en terrain plat 2 personnes peuvent transporter les gens. En pente, ils doivent être au moins 4 par brancard. L’objectif est 90km en autobus adapté et 10km à pied. Bravo pour cette bonne initiative!
De Villadangos à Santibanez de Valdeiglesias nous avons parcouru un autre 15km, marche facile mais ennuyeuse le long de la N-130, super occupée de voitures et de camions lourds. Imaginez une marche de St-Esprit à Entrelacs le long de la 125 avec le trafic de la 20. Pas Cool...!
Hier soir, nous avons couchés dans un gite un peu spécial. À part les couchettes, tout se passe dans la cour extérieure, toilettes, douches, lavabos, cordes à linges et le souper aussi.
Ça c’est Cool!!! C’est ça le camino de Santiago.
Ici la terre est aride, ocre et pleine de cailloux. Pour cultiver le maïs, ils ont construit une série de canaux avec des contrôles de niveaux pour pouvoir irriguer le sol.
Un Français nous dit en passant « Vive le Québec Libre » !
À Léon, nous avons aidé une jeune Coréenne voyageant seule à retrouver le refuge, elle ne parlait que sa langue et semblait très préoccupée.
Aide et entraide, c’est ça aussi le camino!!
Bonne nuit et à plus tard !!!
Arrivée vers 3h30, je me suis reposée parce que la veille la nuit n’a pas été de tous repos. Une courte visite de la ville, souper au resto, bénédiction des pèlerins à la chapelle des Bénédictines et puis dodo.
Le matin, déjeuner à l’alberque et marche de 22 km pour se rendre à Villadangos del Paramo. Journée pénible, mes yeux coulent à cause des allergies, Léo est tombé sur le trottoir blessure à une main, sans importance, chaleur de 30°C sans ombre, demain 15km au moins.
Nous voyons maintenant les monts de Léon que nous traverserons bientôt.
En attendant l’autobus, nous avons causé avec une Française qui avait déjà fait le camino à plusieurs reprises avec son époux. Ils opèrent une organisation bénévole qui s’occupe de faire profiter les handicapés du chemin du Compostelle, avec l’aide de bénévoles ils transportent les handicapés sur des brancards pourvus d’une roue au centre, en terrain plat 2 personnes peuvent transporter les gens. En pente, ils doivent être au moins 4 par brancard. L’objectif est 90km en autobus adapté et 10km à pied. Bravo pour cette bonne initiative!
De Villadangos à Santibanez de Valdeiglesias nous avons parcouru un autre 15km, marche facile mais ennuyeuse le long de la N-130, super occupée de voitures et de camions lourds. Imaginez une marche de St-Esprit à Entrelacs le long de la 125 avec le trafic de la 20. Pas Cool...!
Hier soir, nous avons couchés dans un gite un peu spécial. À part les couchettes, tout se passe dans la cour extérieure, toilettes, douches, lavabos, cordes à linges et le souper aussi.
Ça c’est Cool!!! C’est ça le camino de Santiago.
Ici la terre est aride, ocre et pleine de cailloux. Pour cultiver le maïs, ils ont construit une série de canaux avec des contrôles de niveaux pour pouvoir irriguer le sol.
Un Français nous dit en passant « Vive le Québec Libre » !
À Léon, nous avons aidé une jeune Coréenne voyageant seule à retrouver le refuge, elle ne parlait que sa langue et semblait très préoccupée.
Aide et entraide, c’est ça aussi le camino!!
Bonne nuit et à plus tard !!!
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