De Astorga à Cacabelos,
Journée longue et pénible, soleil brûlant et marche ascendante de 21 km en pente douce, rien à signaler. Sinon, que des villages en ruines qui survivent grâce au tourisme du Camino.
Beaucoup de vélos qui nous dépassent et qui nous avertissent qu’à la dernière minute.
Demain, nous devrions atteindre le sommet de 1500m. Là, nous allons déposer notre petit caillou apporté de chez nous. La tradition est de déposer une pierre au pied de la croix de fer afin démontrer l'inutilité de transporter dans son sac des choses auxquelles nous accordons trop importance.
Nous nous dirigeons toujours vers l’ouest, donc le matin l’ombrage d’un beau bonhomme
2 fois ma grandeur se promène dans mes pas mais à mesure que se déroule les kilomètres et que les heures passent, le beau grand bonhomme devant moi rapetisse et disparaît presque à mes pieds. Conclusion savante et philosophique de Léo: Si tu marches sur ton chapeau!!! Arrête, il fait trop chaud!!!
Roger mon frère se rappellera l’ascension du Sinaï en Israël, la ou les chèvres grimpaient aux oliviers pour chercher un peu de fraîcheur et nous pauvres petits bouricos nous peinons à grimper avec notre lourde charge.
Dimanche, en route pour El Acebo. Nous arrêtons à Marjarin, une auberge très spéciale dirigé par un passionné du Camino, Thomas Martinez de la Paz, un homme d'affaire retraité qui offre refuge et bons soins gratuitement mais attention pas de toilette, ni de douche, pas d’eau chaude mais beaucoup d’amour et de soutien.
Arrivée à El Acebo, pas de place au refuge, nous louons une habitation double avec demi-pension. Beau dodo. Nous partons reposé pour Ponferrada, descente aux enfers, 1000m
de dénivellation dans un sentier pleins de cailloux. Arrivée à l’auberge nous sommes pognés
à coucher avec un Abuelo, sa fille et son petit fils de 3 ans, l’enfer!! C’est ça le Camino…
Nous entrons dans la 2e région vinicole de l’Espagne, le Bierzo, les bodegas sont nombreuses mais nous ne sommes pas dans la bonne saison, l’appellation de la région est Mencia.
Samedi dernier, nous étions couchés avec 4 cyclistes espagnols et en partant l’un deux est venu me dire : Bonjour MOM. Très touchant!
Il nous reste 225km pour rentrer à Santiago et 15 jours de marche, une moyenne de moins de 20km.
Hier, couché à l’Alberque de Ponferrada, levé à 6 heures, déjeuné, le café ne fonctionne pas, un pèlerin nous offre le reste de son jus d’orange. Gracias, c’est ça le Camino!
Départ, 7h15 le temps incertain, frais, nuageux, un peu de pluie. Bonne route.
Encore une fois, pas de place au refuge, les vieux ne sont pas assez vite. Nous ne sommes pas les seuls, je pense plutôt que les refuges ne sont pas assez grands.
Nous couchons dans un très joli Hostal avec balcon, genre Roméo et Juliette.
Nous sommes rendus à Cacabelos, demain destination Trabadelo. Nous sommes à Galice,
c’est la 4e région de l’Espagne que nous traversons, d’abord la Navare, celle de Burgos, la Tierra, de Léon et finalement la Galice. Réputation de bons vins, bonnes conditions climatiques, qualité des sols, l’altitude des coteaux entre 500m et 700m, font tout le caractère des vins du Bierzo. Nous croisons aussi de jolis jardins de fruits et de légumes. Nous avons volé pour la 1ère fois des cerises dans les arbres.
Perdone, pas volé seulement changé de place…
Tout est devant nous, le chemin ne fini pas, plus on avance, plus la route s’ouvre à nos yeux. Et là bas au bout du continent l’Apôtre Jacques nous attend.
Bisous à tout le monde xxxxxx
ON VOUS AIME.
mardi 25 mai 2010
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